dimanche, février 11, 2007

pourquoi mon amour?

Le désir né de voir le monde

Inimaginable des morts ;

Je suis demeurée sur les bords

Parmi les âmes vagabondes

Je demeure près de toi,

Torturée par mon impuissance…

Tes bras tendus, ton cœur immense

Et ton âme blessée pourquoi ?

Si j’étais triste ici, à qui le dirais-je ?

A qui le confierais-je ? Même au-delà ?

Qui m’ait aimée jadis ? A qui le criais-je ?

Et pour consolateur, il faudrait tout un être

Rien qu’un, mais prédestiné à m’aimer…

C’est beaucoup trop tard pour l’amour à naître,

On ne supplie pas l’amour déjà né !

Prédestinée au bercement continuel

De la solitude ….

Qui fiance ses reflets au ciel….

Marais à sec, anges brisés ! Tout le côté pourri de l’âme S’enfonce dans l’oubli sa flamme Est morte ; on peut ironiser

Mais comment chanter les dégoûts La fièvre du mal, sa naissance ? Il est vain d’en feindre l’absence, Nous les retrouverons partout !

Sous les mots gonflés du soleil, Nous devinerons l’autre porte Celle de l’ombre, si troublante Avec ses horizons pareils.

Et surtout leur brutal éclat Cet arrêt d’une joie éclose Nous prouverons que nulle chose Ne peut nous mener au-delà…